Le président de l'agglo a sans succès dépensé beaucoup d’énergie auprès de Jean-Louis Borloo et des dirigeants nationaux du PR pour les convaincre de revendiquer la deuxième circonscription pour le Parti Radical. Donc, en fait, pour lui. Borloo et les siens ont avancé le nom d’Alduy, mais ils n’ont pas fait le forcing auprès de la direction de l’UMP.
Alduy est particulièrement malin. Il explique à présent qu’il est seul en mesure d’unir derrière sa candidature les maires de plusieurs villes de la côte, cela afin d’empêcher la gauche de prendre la circonscription. Mais qui agite ces maires contre Fernand Siré ? JPA bien sûr.
C’est du Alduy ! Il a un comportement d’enfant gâté qui ne supporte pas la moindre frustration et qui est prêt à tout casser pour obtenir ce qu’il veut. Il menace, via la fédération du Parti Radical, de mettre des candidats face à Fernand Siré et à Jean Castex, maire de Prades, candidat UMP sur la troisième circonscription.
Alduy en sauveur de la droite ? Cela fait sourire nombre d’élus de l’UMP ! « Il nous a fait tout perdre », dit l’un d’eux. Il est vrai que depuis son arrivée à la mairie de Perpignan, les Bourquinistes grignotent les cantons de la ville les uns après les autres. Et si après avoir frôlé la catastrophe en 2008, Alduy est resté dans le fauteuil de maire, c’est parce qu’en 2009 l’UMP a pris la campagne en main et a remobilisé l’électorat de droite.
Pendant l’année précédent l’élection sénatoriale, Alduy a fait ce qu’il fallait pour se mettre à dos une grande partie des électeurs de l’UMP. Il appelait à une candidature de Borloo en critiquant vivement la majorité présidentielle. C’est la principale cause de son échec aux sénatoriales. Un échec dont il est le seul responsable. Sans cela, l’influent président de l’agglo conservait son siège.
C’est dans sa nature d’agir ainsi !
Alduy a été candidat à deux élections législatives. La dernière fois en 1997, c’était pour prendre la place de Claude Barate, député RPR. Il n’a réussi qu’à faire battre ce dernier et à faire élire un député communiste, Jean Vila. Lui, le maire de Perpignan a fait 14,2% des voix. Et seulement 16,29 % sur la ville.
Le problème d’Alduy n’est pas nouveau. Il courtise la gauche tout en voulant se faire élire par un électorat de droite dont il ne partage pas les valeurs et qu’il méprise. Résultat, il est rejeté des deux côtés. Alduy s’est l’année suivante vengé de son échec en faisant perdre plusieurs cantons de la ville au RPR.
Depuis qu’il a perdu son siège de sénateur, Alduy est obsédé par la vengeance. Encouragé en cela par un petit entourage, dont son épouse et son directeur de cabinet.
Personne ne peut prédire ce qu’il fera, l’homme est empêtré dans un noeud de contradictions qui le conduisent souvent à choisir la solution la plus contraire à ses intérêts.

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